Moi

7327_293081145223_564965223_9198322_1902771_nLe 4 juillet 1986, ma mère accouche d’une jolie petite fille à l’hôpital Ste-Justice. Ils optent pour un nom populaire de ma génération grâce à la princesse Stephanie de Monaco. Née d’une famille unie, le soutien et la confiance se sont tricotés à travers les années entre mes parents, mon frère et ma soeur. Timide à  la garderie, je me fait discrète dans les murs des écoles, mais coquine à la maison. J’agace mon frère, joue la comédie avec mes cousines, danse un peu partout, fait des mauvais tours à ma petite soeur, fabrique des marionnettes avec maman et fait des grimaces à papa. Déjà jeune, je m’invente des histoires avec mes poupées et mes jouets communs avec mon frère. Dès l’âge de 10 ans, je monte pour la première fois sur scène, afin d’exposer mes véritables couleurs à mes camarades de classe. Jouer me permet d’extérioriser mes émotions et d’explorer un champ créatif qui était encore ignoré jsuqu’à cet âge. Je m’inscrit au théâtre parascolaire de l’école Marie-Clarac de Saint-Donat, un pensionnat religieux et catholique. Je constate que j’ai de la difficulté à retenir mon texte, mais de la facilité à prendre place sur scène. De là prend place l’art du théâtre dans la vie de tous les jours de la petite fille de Laval. Je refuse de pratiquer un sport et j’annonce à papa:«Je suis une artiste, et non une sportive!».

Tout au long de mon cheminement scolaire, je participe dans une troupe den512826359_1277014_8904 théâtre pour me détacher deux fois par semaine de mon quotidien de jeune étudiante. J’ai dix-huit ans et je traverse de l’autre côté du pont pour me rendre dans un domaine d’études concentré en art d’interprétation à Montréal, au cégep de Saint-Laurent. Fini les mathématiques! On oublie la géométrie et l’économie! Hourra! Vive l’autonomie! Enfin, il était temps de changer d’environnement et de relever de nouveaux défis. La découverte de l’espace scénique, les auteurs contemporains et québécois, les critiques dramaturgiques, les professeurs passionnés, la confiance en soi accentuée suite aux exercices de théâtre, la générosité de donner à l’autre et la patience sont tous des aspects mémorables de mes trois ans d’expériences au collège.

Aujourd’hui, je suis assise sur ma chaise d’ordinateur et écrit quelques lignes de mon existence sur terre. Aucune philosophie ni d’histoires croquantes de ma vie amoureuse; que moi et le théâtre, unis pour la vie. Les remises en question à l’université sont terminées, malgré mes quatres auditions dans les quatres programmes de l’École supérieure de théâtre UQÀM. Ancienne complice du groupe en études théâtrales, je me tourne vers l’enseignement, un domaine inspirant et riche pour son contenu. Mon statut d’étudiante à temps plein continue, et ce, dans la plus grande indifférence. J’aime l’école, j’aime apprendre, j’adore acquérir de nouvelles connaissances et de grandir jour après jour.

Une passion qui m’anime et qui me manque terriblement est la découverte du monde. Le voyage est un besoin nécessaire, voire vital pour mon bien-être, puisque l’ouverture vers l’autre est un lien direct avec le théâtre. J’ai été onze mois en Colombie-Britannique apprendre l’anglais et découvrir les beautés des rocheuses canadiennes. Les îles du Bahamas, la Floride et quelques états américains sont aussi des voyages antécédants de ma jeunesse. L’Indonésie, la Chine sauvage et la Nouvelle-Zélande sont des projets réalistes et envisageables pour les prochaines années pour le paysage, la culture et le mode de vie différent au mien. Un choc culturel voilà ce que je recherche! Puis, un désir qui exige une grande préparation mentale et physique est de transformer le théâtre traditionnel en théâtre utile. Travailler avec une population africaine ou autre pour aider au développement social et culturel est une mission captivante à mes yeux. Il ne s’agit pas de sauver la population de la misère, mais de produire des oeuvres théâtrales originales réflétant les enjeux vitaux de leur milieu natal.

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J’ai fait le tour. Je crois, mais je ne désire pas vous en dire davantage. Une maison d’édition québécoise s’occupera bientôt de publier ma vie. D’ici là on se revoit au parc ou à l’épicerie.

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