Origine du conte en Amérique du Nord

Au XVII ème siècle, des milliers de colons, d’artisans et d’aventuriersdyn004_original_424_536_pjpeg_2598884_76ee87049e033cd09e9f5baaa00c1fca quittent la France et plusieurs coins de l’Europe pour venir s’installer sur les terres du Québec. Le besoin urgent de se forger des racines et de s’inventer des héros pour se construire une identité originale crie d’une nationalité à l’autre. Mais comment? Raconter des récits de vie qui décrivent les exploits des héros fabuleux. Pourquoi? Afin de permettre aux jeunes de s’identifier pour faire acte de bravoure et de courage aux difficultés quotidiennes.

Puis, au XX ème siècle, le livre de poche et le monde des médias font effacer le conte des pratiques rituelles du peuple québécois. Mais, à partir des années 90, après une longue absence, la tradition orale refait surface partout en Amérique du Nord, afin de redonner une nouvelle et meilleure identitié collective. Les conteurs reprennent leurs rôles de transmettre les évènements marquants du pays, les valeurs et les connaissances ancestrales de son histoire, en les amplifiant selon son imagination. Certains réussissent aussi à faire ressurgir les croyances populaires des sorcières et des génies. Le répertoire modifié par les nouveaux conteurs a permis de rehausser l’engouement d’un peuple qui veut renouer avec son passé et reconstruire une identité personnelle dans une société en pleine croissance.

nlc004605-v6Des premiers auteurs du XIX ème siècle aux dramaturges québécois d’aujourd’hui, le personnage du conteur doit constituer tout un spectacle. La tradition orale, malgré les années passées, est animé par un meneur de jeu qui réunitautour de lui son auditoire. En 1919, plusieurs organisateurs se réunissent pour fonder les Veillées du bon vieux temps qui présentent aussi bien des contes, des chansons que de la danse du folklore canadien-français.

Dans les mêmes années, les contes de Beaugrand s’articule comme une soirée de contes, malgré l’écriture du récit qui ressemble un peu plus à une histoire de circonstance. Dans Chasse-galerie, écrit en 1943, Beaugrand dépasse la narration des faits mystérieux pas son décor et les réactions de son public à l’écoute des histoires.

Quelques années plus tard, le Grand Cirque Ordinaire, une compagnie de15484_1 théâtre culturelle, recrée des formes populaires par l’improvisation, le cirque, les marionnettes et même une intervention entre le spectateur et les comédiens. Lors de certaines soirées d’improvisation, le public est invité à entrer dans le cercle des acteurs pour partager son histoire, son conte et de le théâtraliser. Cette compagnie s’inspire du folklore de notre culture pour ses spectacles du renouveau du conte québécois.

 

Ces compagnies nommées ci-dessus, permettent l’ouverture et l’enrichissement du conte au Québec par la littérature, le théâtre, les nombreuses manifestations spectaculaires et la langue des personnages du dernier siècle.

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