Conférence d’Yvan Bienvenue

43813_5Un homme né pour le théâtre, la poésie, la production, les mots et la théâtralité dans toute sa noirceur. Auteur dramatique depuis 1991, Bienvenue et son collaborateur Stéphane Jacques, l’un des meilleurs narrateurs francophones actuel, organisent de nombreux spectacles collectifs pour rassembler des dramaturges venus de partout au Québec. Cette invitation permet de rendre plus accessible aux jeunes auteurs les contes urbains sur la scène québécoise. Lors de sa conférence, il parle de sa découverte très jeune de l’improvisation, la révélation du métier d’acteur et son amour pour la poésie. Il cite dans plusieurs entretiens:«Pour moi, la poésie est un combat perpétuelle qui détruit l’être». Lors de ses créations, les réflexions sont présentes et s’affirment en contes urbains qui exposent un lieu et des personnages réels. Le récit est raconté instantanément par des propos directs et assumés de l’auteur qui se transforme en conteur. La censure n’existe pas chez Bienvenue, puisqu’il assume ce qu’il écrit et mélange le côté populaire de la langue française et le côté académique dans sa forme d’écriture.

Il publie de nombreux recueils  de «Contes urbains» pour un total d’une cinquantaine de petits contes sous forme de récit oral lors des rencontres entre l’acteur et le public. En effet, l’auteur ne monte plus sur scène interpréter ses histoires d’horreur pour des raisons médicales. Cependant, de nombreux acteurs prennent parole pour le livrer à la manière d’Yvan Bienvenue. C’est un théâtre épuré de contes et d’histoires douces, violentes, dérisoires, graves et parfois même impures. Parmi ses histoires les plus connues et les plus jouées figurent «Les Foufs», qui raconte l’histoire d’un jeune homme qui se réveille sans rein dans une hôtel du centre-ville de Montréal. Puis,mon préféré,  «Joyeux Noël Julie» dans lequel un violeur en série est kidnappé et tué par des amies de ses victimes qui considèrent sa sentence trop légère. La conférence d’Yvan Bienvenue à l’École supérieure de théâtre de l’UQÀM comprenait des extraits de ses spectacles sur queques-unes des scènes du québec. «Beau cul» est un texte, qui, lors de la première lecture peut sembler banale, mais l’interprétation de Geneviève Neron est touchante et poignante. Le rythme de sa voix, le corps reposé de tous mouvements brusques et son interprétation au «je» a été un moment troublant de ma journée. Geneviève n’était pas la comédienne des téléromans de TVA, mais le personnage du conte.

Sa langue est populaire pour ses choix de mots et ses longues phrases comme si quelqu’un racontait son histoire dans le recueil d’Yvan Bienvenue. Il est un auteur particulier pour son mélange des genres dramatiques. En effet, il ne sait pas lui-même où se situer parmi le mélodrame, la tragédie, la comédie, le drame et le burlesque. De plus, l’auteur ne se concentre pas uniquement sur un seul registre, mais mélange le burlesque, le réalisme et l’hyper-réalisme. Il est donc un «raconteux de contes d’horreurs pour les adultes ou un simple auteur polyphonique qui désire mourrir en paix!».

 

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